De “Naissance d’une nation” à “Redacted” : un essai sur les films de guerre américains

Ledecapsuleur a-t-il vraiment vocation à s’exposer dans des articles de fond, sur dix pages, façon analyse/essai sociologico-politico-cinématographico-chianticotissimo ? Est-ce que j’ai le niveau de connaissances nécessaires ? Laissez-moi vous expliquer la genèse de cet essai : à la base, je voulais vous parler d’Apocalypse now. Puis de Redacted. Puis de Battle for Haditha. Puis de Dans la vallée d’Elah. Après, j’ai pensé à Platoon. À Outrages. Je me suis retrouvé englué dans Les 12 salopardsCroix de fer, Les sentiers de la gloire. Et en fait, étant trop flemmard pour suivre le rythme de mes envies, je me suis retrouvé à la bourre sur tout, incapable d’écrire la première de ces chroniques. Alors j’ai décidé de mélanger le tout, me disant que ce serait plus simple et plus rapide. En somme, je voulais vous préparer un milk shake sanglant, à déguster sur place ou à emporter sur tablette ou Smartphone, en une seule frappe chirurgicale qui mettrait vos microprocesseurs à bout. Bien entendu, au lieu d’être plus simple, ce papier fut très compliqué, bien plus difficile à écrire que tout ce que j’ai fait sur ce blog. Mais le jeu en valait la chandelle, et j’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à parcourir un siècle de cinéma de guerre made in USA.

(Vous noterez peut-être que je ne parle pas de la première guerre mondiale. C’est un choix. Après tout, je fais ce que je veux.)

naissance d'une nation

La guerre et le cinéma américain mènent une idylle ancienne et tourmentée , si vieille qu’elle coïncide en réalité avec les débuts même du cinématographe. Naissance d’une nation (D.W. Griffith, 1915) est considéré comme le premier véritable long-métrage (utilisation du montage, des figurants, des changements de plans…) et traitait précisément de la guerre : celle de sécession. L’approche de Griffith est notoirement controversée… Plusieurs émeutes ont éclaté à la sortie du film et il est dit que ce film a motivé le Ku Klux Klan à se reformer. L’affiche seule peut faire froid dans le dos. Mais remettons le film dans son contexte, : 1915, c’était il y a un siècle. Or il s’en passe des choses, en 100 ans, comme vous pourrez le constater.

Avec la seconde guerre mondiale, Hollywood est invitée à la propagande, surtout après l’attaque de Pearl Harbor. En 1942, le président Roosevelt demande à certains des principaux réalisateurs du moment, dont John Ford et Frank Capra, de participer à l’effort de guerre. Ford se rendra ainsi dans le Pacifique pour tourner des images des combats de l’aéronavale, tandis que Capra réalisera une série en 7 épisodes : Why we fight, qui sera diffusée de manière massive. (Churchill la fera diffuser en Angleterre) Mais les boss des studios de L.A. avaient surtout flairé un filon, un bon moyen de se faire de l’argent. Les films de cette époque sont ainsi plus subtils qu’on pourrait le penser, dépassant le stade primaire de la pure propagande ; le meilleur exemple étant bien entendu Casablanca (Michael Curtiz, 1942). La période vit émerger nombre de classiques : Le dictateur (Charles Chaplin, 1940), To be or not to be (Ernst Lubitsch, 1942), Le port de l’angoisse (Howard Hawks, 1944)

Les années 60 et 70, pour leur part, virent émerger une profusion de titres aujourd’hui désuets, bien trop partisans et manichéens. (Le jour le plus long, fresque aussi longue que pénible, étant le fer de lance de cette offensive patriotique) Quelques longs-métrages ont cependant réussi à s’épargner les outrages du temps, parce que leur propos était déjà irrévérencieux, éloigné de l’admiration béate devant les GI’s, et restent aujourd’hui encore des films importants : Le délirant et insolent De l’or pour les braves (Brian G. Hutton, 1970), Les douze salopards (Robert Aldrich, 1967), Le temps d’aimer et le temps de mourir (Douglas Sirk, 1958), Croix de fer (Sam Peckinpah, 1977)… Samuel Fuller (Au-delà de la gloire, 1980, avec Lee Marvin, basé sur l’expérience personnelle de Fuller) fait également partie des ces auteurs critiques qui constituaient une minorité.

de l'or pour les bravesLa plupart des productions de cette époque relayaient en effet l’image naïve et nauséabonde d’une guerre propre, où le sang ne coule pas, où les corps tombent sans bruit, où les visages ne grimacent qu’à peine ; John Wayne posait les bases qui aboutiraient à Rambo II et III, le super-héros d’une Amérique certaine de son bon droit et de sa moralité. Mais les événements du monde, la guerre froide et l’escalade de la terreur vont modifier le paysage du cinéma américain, qui va subir des séismes aussi violents que ceux vécus par une jeunesse qui refuse les schémas pré-établis, qui refuse de croire les salades qu’on lui vend, qui refuse ces conflits imposés ; la lutte pour les droits civiques, l’émergence des mouvements contestataires, trouvent un écho auprès des écrivains de la beat generation, et plus largement dans l’art en général. C’est l’époque du LSD, de l’amour libre, des hippies, du rock dévastateur et provocateur. C’est l’émergence d’une nouvelle vague de réalisateurs qui va révolutionner le septième art. (Scorsese, Lucas, Spielberg, Coppola, Hooper) Un conflit en particulier va cristalliser toutes les attentes de la jeunesse et toutes les peurs du pouvoir établi, et fournir à ces jeunes cinéastes talentueux l’occasion de montrer ce qu’ils savent faire : le Vietnam.

Rambo II (George P. Cosmatos, 1982), héros réac et indestructible (tellement loin du vagabond psychotique du Rambo initial), qui détruit le Vietcong tout seul , accompagné des néo-fascistes Bérets verts (John Wayne, 1968), s’oppose à une vision radicalement nouvelle : il ne s’agit plus de mentir, de glorifier ou de travestir. Il s’agit de montrer la guerre telle qu’elle est, dans sa véritable nature : monstrueuse, violente, barbare, insoutenable. C’est l’heure des réalisations uniques, issues des visions de leurs auteurs. Les soldats meurent dans des agonies insoutenables, leurs tripes sortent de leurs abdomens éventrés par les balles et les bombes, ils pleurent et appellent leur maman, insultent leur patrie tandis que les médecins ne peuvent rien pour eux. Des types exclus de la société se retrouvent forcés de se battre pour elle, à des dizaines de milliers de kilomètres, pour des raisons qu’ils ne comprennent pas, contre des types qui ne leur ont rien fait. Le Pentagone, à cet instant, cesse de soutenir l’industrie du cinéma. (Coppola n’hésitera pas à demander du matériel à l’armée pour Apocalypse now, une demande qui fut bien entendu rejetée…) L’excellent Patton (Franklin J. Schaffner, 1970)clôt le chapitre d’une époque où cinéma et militaires marchaient ensemble.

platoonUn petit blanc idéaliste et naïf se heurte à la vérité du monde : c’est Platoon, d’oliver Stone (1986), récit de la propre expérience du réalisateur, allégorie de la guerre qui va opposer le cinéma d’antan au cinéma à venir. Les soldats se tuent entre eux, ils tuent des civils, ils violent des paysannes, ils exécutent des innocents. Ils deviennent fous, parce qu’ils n’ont plus de repère, parce que l’armée leur ôte leur dignité, les uniformise, les transforme en bêtes de guerre, en animaux. Ceux qui résistent et sauvegardent leur âme (Willem Dafoe) se heurtent à ceux qui s’épanouissent dans la guerre (Tom Bérenger), et sont arbitrés par une Alice qui perd ses illusions au fond du terrier. (Charlie Sheen) Oliver Stone n’hésite pas à faire de la poésie au milieu du charnier. (La séquence d’anthologie lors de laquelle le sergent Elias, transpercé par les balles, court, tombe, se relève…)

Les réalisateurs osent enfin parler de ce qui était tabou : la folie, l’impossibilité du retour à la vie “normale” (Voyage au bout de l’enfer, Michael Cimino, 1978, Birdy, Alan Parker, 1984, Rambo, Ted Kotcheff, 1982), quand on a connu l’enfer. La folie encore, et les missions absurdes, pour éliminer ses propres officiers quand ils déjantent (Apocalypse now, Francis Ford Coppola, 1979), le viol des civils (Outrages, Brian De Palma, 1989), le boucherie fondamentale qu’est la guerre et l’humour noir et absurde qui en résulte (Hamburger hill, John Irvin, 1987, Good morning Vietnam, Barry Levinson, 1987, MASH, Robert Altman, 1970), l’émergence apocalypse nowdes reporters de guerre et le conditionnement des engagés (Full metal jacket, Stanley Kubrick, 1987, Tigerland, Joël Schumacher, 2000). Tous les plus grands réalisateurs américains ont fait leur film de guerre, ont donné leur vision, et ont dérangé, perturbé, mis en lumière ce dont personne n’osait parler : la guerre est sale, elle n’est pas forcément juste, et les hommes qui la font se font exploser la tête pour une société qui ne les considère pas et ne veux pas les voir s’ils faiblissent dans leur devoir patriotique. (Né un 4 juillet, Oliver Stone, 1989) Le contexte de cette guerre permet même de remettre en question les fondements de la colonisation du pays. (Soldat bleu, Ralph Nelson, 1970) Non seulement les soldats sont-ils montrés comme des hommes fragiles, parfois lâches, mais ils retournent même parfois leurs armes contre leur propre drapeau.

Le cinéma de guerre ne sera plus jamais le même après cette déferlante, malgré quelques clips publicitaires comme Top gun (Tony Scott, 1986).

Dès lors, la seconde guerre mondiale ne pouvait plus rester ce conflit lisse et blanc, cette lutte entre le bien et le mal. Une relecture totale du plus grand conflit de l’histoire va s’opérer, et s’opère encore aujourd’hui. Terminé, ces images de marines qui débarquent fièrement, bombant le torse, avec les balles qui sifflent autour d’eux sans les toucher. Il faut sauver le soldat Ryan (Steven Spielberg, 1998) : Caméra à l’épaule, façon reportage de guerre, Steven Spielberg donne à voir le débarquement d’Omaha beach comme si on y était. 25 minutes de cinéma total, dans ce qui reste la scène de guerre la plus époustouflante jamais tournée, de par son réalisme cru, sans artifices. (même si on pourra arguer, à raison, qu’il faut parfois user d’artifices pour faire croire à leur illusion. Mais c’est le propre du cinéma. Le travail sur le son, ou les couleurs, sur ce film, est devenu une référence.) Impossible de revoir Le jour le plus long ou Un pont trop loin, sans les mesurer à cette nouvelle manière de filmer la guerre, directement issue de la dernière séquence de Full metal jacket.

Les jeux vidéo, principalement les FPS (First person shoter) y sont sans doute aussi pour quelque chose. (Les premiers Call of duty, Medal of honor) La séquence d’ouverture du film Stalingrad (Jean-jacques Annaud, 2001), mais plus encore les mini séries Band of brothers (2001) et The pacific (2010) déclineront et enrichiront ces “fictions immersives” avec brio. Il n’est plus possible de montrer la seconde guerre mondiale comme un conflit juste, une bataille qui se résumerait à ceband of brothers duel “démocratie contre nazisme”. Même quand les valeurs de saine camaraderie et d’esprit d’équipe sont mis en exergue, ils sont irrémédiablement pollués par le désastre des fluides répandus sur les cockpits (Memphis belle, Michael Caton-Jones, 1990) ou par des questions identitaires ou culturelles. (Mémoires de nos pères, Lettres d’Iwo jima, Clint Eastwood, 2006, ou le planant La ligne rouge, de Terence Malick, 1998) Finalement, les réalisateurs en viennent à s’emparer du sujet ultime, qui résume l’horreur de la WWII et qui n’était traité jusqu’alors que par l’œil des documentaristes, le plus inconcevable des génocides. Le cinéma filme la shoah : La liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993), Le pianiste (Roman Polanski, 2002). Jusqu’à ce qu’il devienne possible de faire revivre le diable en personne : Adolf Hitler, visible dans Walkyrie, de Brian Singer, 2008 (dans lequel une star, Tom Cruise, joue un officier de la Wehrmacht) et surtout dans La chute (Oliver Hirschbiegel, 2004), la seule incursion hors USA que je m’autorise dans cet essai, tant ce film marque la fin d’une époque, et le début d’une autre.

Les USA sont un pays en guerre. Forgée dans la violence, leur nation n’a cessé de partir à l’assaut de ses propres insurgés ou d’autres armées, de par le monde, au fil des décennies. La guerre froide a stimulé les imaginations, éveillant les peurs de conflit nucléaire totale et d’apocalypse, permettant de belles incursions vers la science fiction (Wargames, John Badham, 1983) ou l’uchronie. (Fail safe, Stephen Frears, 2000, show TV remake et produit “à l’ancienne”, façon années 50, en direct, avec une myriade d’acteurs prestigieux : Harvey Keitel, George Clooney, Richard Dreyfuss, Don Cheadle), Docteur Folamour (Stanley Kubrick, 1964), pourquoi pas Nimitz, retour vers l’enfer (Don Taylor, 1980).

Les avancées cinématographiques, l’audace des producteurs et l’essor des effets spéciaux permettront l’émergence de guerres interstellaires et l’adaptation de grandes œuvres de SF, à base de conflits interplanétaires ou entre robots et humains : la saga Terminator, Aliens (James Cameron, 1986), Starship troopers (Paul Verhoeven, 1997), La guerre des mondes (Steven Spielberg, 2005), Independance day (Roland Emmerich, 1996), Mars attacks ! (Tim Burton, 1996) et plus récemment, Pacific rim (Guillermo Del Toro, 2013), La stratégie Ender (Gavin Hood, 2013), la saga Transformers ou Edge of tomorrow (Doug Liman, 2014).

Mais un conflit va réveiller les cauchemars de l’Amérique et raviver les feux latents de la guerre du Vietnam : l’Irak. Première guerre à utiliser l’outil journalistique à outrance, elle est d’abord et surtout une guerre de l’image, dont use le pouvoir politique en place pour asseoir son autorité. L’armée US se montre, ses porte-avions s’exhibent, ses victoires sont glorifiées, les images de Bagdad sous les feux des frappes aériennes, façon Star wars, occultent les civils tués sous les bombes et masquent les vrais enjeux du conflit. Le retour en arrière idéologique culmine avec le mensonge des armes de destruction massive, aboutissant à la seconde guerre d’Irak. Le syndrome du Golfe, qui touche les vétérans, est devenu un scandale d’état. L’opinion mondiale remet en cause le bien-fondé de ce conflit. Les frappes chirurgicales ne sont pas aussi précises qu’il parait. Surtout, plusieurs atrocités commises par des militaires vont pousser les réalisateurs à reprendre le flambeau de leurs aînés contestataires. Il faut à nouveau rappeler la vraie nature de la guerre. Redacted (Brian De Palma, 2007) est une mise en abyme vertigineuse. On ne sait plus si l’on regarde un documentaire, les actualités ou un film de fiction. Basé sur une histoire vraie, le récit épouvantable du viol collectif d’une jeune irakienne par plusieurs GI’s, est filmé au plus près de l’action. Battle for Haditha (Nick Broomfield, 2007) utilise les mêmes procédés formels pour dénoncer une autre ignominie : le massacre d’un quartier d’une petite ville par un groupe de soldats, suite à une erreur d’identification et un climat de terreur, d’angoisse, de paranoïa. Le résultat est glaçant, perturbant. Exit les envolées lyriques de Platoon, les séquences fantasmagoriques et hallucinées d’Apocalypse now, le scénario typé Hollywood du soldat Ryan. Il ne reste que la matière brute, les évènements vus à travers le prisme de l’objectif mis à nu. Pas de Charlie Sheen, de De Niro, de Robin Williams ou de Marlon Brando : les visages sont inconnus, les acteurs anonymes. Même les films censément moins militants et plus classiques dans la forme ou le fond recèlent un malaise. Jarhead (Sam Mendes, 2005), Les rois du désert (David O. Russell, 1999), autant d’images figuratives d’une armée déboussolée, toute puissante mais incertaine du bien-fondé de ses missions. L’utilisation de la torture par la CIA est explicitée dans Zero dark thirty (Kathryn Bigelow, 2012). Même le rétrograde La chute du faucon noir (Ridley Scott, 2001), censé exalter le patriotisme et l’héroïsme des soldats, porte en filigrane l’idée de la déroute et de la remise en cause.

RedactedFinalement, vient le moment où les soldats reviennent chez eux. Ou ne reviennent pas. Les questions posées dans Voyage au bout de l’enfer restent d’actualité. Les certitudes bellicistes volent en éclat lorsqu’un frère (Brothers, Jim Sheridan, 2009), un fils (Dans la vallée d’Elah, Paul Haggis, 2007) ou une épouse (Grace is gone, James C. Strouse, 2007) ne sont plus qu’un souvenir.

On note, dans l’évolution du film de guerre américain, depuis ses origines racistes et belliqueuses, une évolution franchement anti militariste, qui devint de plus en plus hostile non seulement à la guerre, mais surtout aux raisons qui tentaient de la justifier. S’il devient de plus en plus difficile de traiter directement de ces questions, (Redacted et Bataille pour Haditha ont été des échecs commerciaux) nul doute que les réalisateurs sauront trouver des moyens détournés pour traiter des questions d’actualité, des conflits modernes, des guerres asymétriques et du terrorisme. Lorsqu’on liste les films qui jalonnent ce parcours étendu sur une cinquantaine d’années, plusieurs constatations nous sautent aux yeux :

La liste des réalisateurs ayant filmé la guerre est hallucinante, comportant la plupart des plus grands noms du 7ème art américain. (je n’oublie pas Quentin Tarantino, avec Inglorious bastards, film inclassable) Il en va de même pour les acteurs, qu’il serait fastidieux de citer. On note que Stanley Kubrick avait anticipé mieux que quiconque l’utilisation qui serait faite des images de guerre et de la caméra à l’épaule. Et si l’armée a su utiliser l’outil cinématographique, les studios puis les réalisateurs, ont su se servir d’elle pour leur propre compte.

Aujourd’hui, qu’en est-il ? On se rend compte qu’il n’y a plus tellement de films de guerre, ou qu’ils apparaissent de manière sporadique (comme le récent et dispensable Fury), et que réalisateurs et acteurs stars de notre époque se tournent vers un tout autre genre de cinéma d’action/spectacle. Plus détaché, peut-être tout aussi violent et sombre, mais ancré dans l’imaginaire, la science-fiction et le fantastique, attaché à des personnages tout puissants, dotés de pouvoirs surnaturels. Comme si notre société, en manque de repères, en proie à l’individualisme, appelait de ses vœux des héros auxquels s’identifier, des grands conflits auxquels prendre part. L’émergence des super-héros, la fascination pour les zombies, les films catastrophe ou le post-apocalyptique, les reboot, prequel, remakes de grandes sagas de science fiction (Star Wars, Mad max, Star trek, Godzilla, Jurassic Park…) et les succès inouïs des studios Marvel ne sont en rien dus au hasard.

Captain America a sans nul doute de beaux jours devant lui.

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  1. Bilan 2015 | Le décapsuleur

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